Chronique d'un destin peu ordinaire.

Publié le par La_Babiche

Interdit aux moins de 18 ans

Attention...
Ce passage est susceptible de heurter la sensibilité des plus jeunes !

Erotisme d’un soir
.13.

Je n’ai pas pu rester assise, tant les mots m’ont emporté au-delà de mon propre corps. Il déployait avec douceur les gestes qui m’avaient fait frissonné cette nuit là, il n’y pas si longtemps que ça. Je n’ai même pas l’envie de dire pourquoi, comment, où…non, juste  de déposer dans la plus pure des esthétiques, comme une offrande d’amour, cette envolée lyrique dont il a le secret.
Je ne sais pas pourquoi il avait jugé bon de me faire part de cet échange si délicieux, marqué par la plus belle des pierres : le diamant de l’Eternité. C’était le seul bijou que mon corps dénudé avait gardé comme une ultime barrière à ma pudeur. Il épousait avec merveille le creux de ma poitrine, comme autant de symbolique, autant de patience qu’il devait mettre en œuvre pour s’emparer du précieux objet. Il me disait envoûtante, passionnante mais aussi rugissante. Je n’ai jamais saisi ce dernier mot, je lui laissais le soin de me l’expliquer un jour, une nuit, un matin…A cet instant, je ne cherchais plus de réponses, je fermais les yeux, laissant glisser mon corps négligemment sur le tabouret, mes jambes se délièrent et mes mains se posèrent entre mes deux cuisses, et je buvais l’élixir trop brillant de cette grâce devenant supplice :

« Etre là voir ton corps recouvert d'un drap de satin, les formes dessinées de tes seins, ces pointes acérées qui submergent le tissu orgueilleux de porter la fermeté  de ses deux sphères affermies par tant de beauté.
Et ton imposante timidité, tes gestes qui osent, ton corps qui s'oppose. A coté de toi, silencieux, n'osant troubler ton rêve respectant ce corps merveilleux pensant depuis si longtemps à cet instant. Sentir ta présence me consoler de ce présent, recueillir cette incertitude, goûter ta plénitude et respirer de toi la béatitude.

Te voir étonnée de nos deux corps rapprochés, sentir ton hésitation avant de te donner, balayer tout par ton excitation, sentir monter ton exaltation. Tu m'enlaces, je t'embrasse et de mes mains je caresse tes seins qui se colorent, qui s'ouvrent comme une corolle,  la caresse fait dresser tes tétons frivoles qui se dressent comme des barrières qu'effleure ma langue légère.
Mes caresses se font plus lumineuses cherchant l'entrée de cette fontaine  d'où coule une source magique, fragile et souterraine, érotique, aphrodisiaque, je suis boulimique de ta saveur, de ton odeur, suave voyageur aspirant le secret de ton coeur qui palpite sur ma langue. La pureté de tes sentiments vierges de toute pensée impure, je puise de ton sillon cette délicieuse saveur aux accents trop parfaits ».

Je me sens déjà coupable de dévoiler ainsi le trésor de nos échanges à la masse des assoiffés de l’amour. Je fus pour ma part, ivre de ces premières caresses, dont je me rappelle avec tant de précision. La suite n’est qu’ivresse, apothéose et exaltation de nos corps cabrés, je le revois à la lueur d’un fin sillon lumineux me laissant distinguer ses mains fines, ses yeux mi-clos, ses formes imparfaites qui étaient autant de tentations divines. Il était ce soir là dans le costume du sculpteur de mon désir, il avait réussi à ériger passionnément le diamant, qu’il avait ôté lors de mon dernier soupir de plaisir. Je n’étais plus femme, encore moins amante, j’étais l’immatérielle aura que les soldats saisissent dans un dernier espoir, pour garder la vie.

A suivre

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Publié dans Mes écrits

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L
C'est magnifique... ça donne envie d'être une femme...
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C
merci de nous faire partager tant de belle chose bravo pour ton petit univers bonne journée bisous
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