Je ne sais pas ...mais....
Je ne sais pas où me ménera cette année de besogne, mais je sais que je vais devoir me séparer de pas mal de moments que j'appréciais, pas mal de loisirs, pas mal d'heures passées à regarder les étoiles....
Je ne sais pas dans quel état je serai une fois Noël venu, mais je pense que j'aurai déjà sacrifié pas mal de choses que j'aimais au profit de la préparation du concours...Il régne une atmosphère oppressante dans cette promotion, pas de sourires, une lutte sous-jacente, un individualisme exacerbé...Ce n'est pas aux cotés des "capétiens" ou des "agrégatifs" que je vais réchauffer mes rapports sociaux, tans pis...je sais au moins pourquoi je parlerai pas...
Je ne sais pas...Un peu de difficultés à m'adapter à cette ambiance presque "cruelle" ou du moins si froide que vous vous sentez sans cesse perdu(e)...Pour le reste cette journée a été pénible, les effectifs sont croissants, les orateurs n'utilisent pas forcément le micro...C'est la bataille pour avoir une chaise...Demain je commence à 8h, pour avoir une place il faut y être à 7h45 au moins....Les nuits vont êtres courtes, la concentration compliquée d'ici quelques semaines tant la somme de travail est conséquente.
Ce soir, la peur s'empare de moi sans pour autant me tétaniser...C'est comme si je bossais dans le vide sans trop savoir où je vais, et si l'effort sera suffisant...C'est l'inconnue avec un grand I. Peut être que la solitude est encore plus difficile à gérer quand vous associez au "néant" de votre vie personnelle l'angoisse liée à votre vie professionnelle...Comme si tout m'échappait alors que je tente au mieux de tout tenir en main, de.....me battre comme on dit vulgairement....
Je ne sais pas....Je ne sais plus mais ce sera trés compliqué....si compliqué....Et la seule personne à qui je pourrais en vouloir dans l'hypothèse où j'échoue, ce sera (hélas): MOI....
Douce soirée, La Babiche