En terre d'abandon...des idées...
Tête lourde, une heure quinze de coma de ma conscience, c'est déjà beaucoup me concernant, m'en voilà encore plus paralysée qu'avant mon abandon, état léthargique, état de bien être dans mon extase du Vide. Je ne manque de rien, juste le souffle de l'hiver qui semble déferler gentiment en mon "Univers" (que je n'aime pas ce mot). Cette bise ne me fait pas froid, pas chaud, elle passe, elle est là comme une invitée de toujours.
Tête lourde, corps qui se défend des coups que je lui porte d'une manière si exquise, tout semble se mélanger, le rêve épousant les senteurs demeurées puissantes en cet appartement, la réalité qui est le couperet de ces mêmes songes nocturnes. Réalité, sais tu que parfois je t'apprécie...? Il parait que j'ai croisé au hasard des mes envolées oniriques un loup rôdant en terres hivernales, tu tentais de le chasser car il détenait une Prophétie oubliée en son regard bleuté. J'ai eu le temps de saisir sa patte délicate pour la glisser dans ma main encore fiévreuse des excès passés, dépassés, repassés. Heureuse qui sait lire dans les yeux brillants d'un loup, il détient la clef de pas mal de portes....
De toute façon qui me croirait? Je parle aux étoiles, je parle dans le Vide, je parle à un loup, à des lys, demain un liOn, après demain le Vent et qui sait dans deux jours à mes larmes. C'est donc un secret de mon Hiver que de rendre les heures pleines en tuant le Silence à coup de Prophéties sorties de nulle part, et encore moins des vapeurs d'une illicite substance ou des gorgées d'une chaude boisson des âmes perdues.
Je ne sais pas quelle est la raison d'être de ce texte, il n'en a pas besoin pour exister et trouver sa place en mon jardin de la confession. Il est là c'est tout. Comme le Vide, comme moi, comme vous surement...C'est une poussière d'idées, un rêve éveillé. J'embrasse le loup pour vous, il me parait assez docile près de ma froide stature...Etrange...Sauvage il doit me juger, peut être a t-il raison, je le suis devenue lorsque l'hiver est arrivé, je savais que le lieu serait trés rude, austère, polaire....
Aujourd'hui, j'ai manqué mon aurore, l'aube accompagnera le mouvement de la porte qui se ferme, elle détiendra la clef de ma Prophétie...La porte se fermera....Me cloisonnera dans ma puissante Volonté, un autre animal passant en terres montagneuses semble faire de cette Volonté la clef de pas mal de portes...La Volonté? Le loup semblait précher autre chose....Mais j'ai eu peur de sa Révélation, heureusement que j'ai rêvé...sinon j'y aurais presque cru...
Babiche