Quand l'âme vole...
Péniblement, peut être par la fatigué arasée, j'aurais fermé tes paupières chaque soir, à la lueur de cette chaleur qui me parcourait encore...
Avidement, j’aurais laissé glisser ma froide et tremblante main dans le creux de tes songes, qui sait…de tes reins demandant…
Exclusivement, j’aurais porté ta conscience dans les cimes du Nirvana…
Langoureusement, l’étreinte t’aurais fait imaginer que tu fuisses sublimer ce diamant…
Cruellement, j’aurais fermé les yeux pour te donner la clef de mon univers silencieux…
Abondamment, la fontaine des eaux extatiques aurait déversé tes larmes de l’abandon suprême…
Sereinement, j’aurais claqué la porte te laissant seul avec la clef de tes souvenirs…
Fiévreusement, tu aurais cherché le lieu de ma fugue de la désespérance…
Souverainement tu aurais pris l’anneau pour mieux me posséder de tes vains serments….
Eperdument je rirais cet instant, pour ne plus en pleurer, ne plus en demeurer l’esclave aux larmes d’argent qui a refusé l’Or….
Assassinement, mon regard défie encore ton corps effacé des plaisirs…
Fièrement, je tiendrais la larme qui coule en mon regard pour te dire dans un ultime soupir :
Péniblement, avidement, exclusivement, langoureusement, cruellement, abondamment, sereinement, fiévreusement, souverainement, éperdument, assassinement, fièrement : "Tu as perdu".
Babiche