"Je hais la prudence, elle ne vous amène à rien". J. Brel
Petit matin délicieux où le corps encore endormi s'éveille sans trop de bruits, le polaire tente de se parer d'un peu de chaleur puisée au fin fond d'un café noir. La chaleur épouse la glace, lui donnant quelques plaisirs simples.
J'ai rêvé cette aurore comparablement à l'autre matin où ma pensée vagabondait dans les allées parfaites d'un rêve espéré. Mes yeux se ferment laissant apparaitre le visage de mon chien, sous le soleil limousin il doit s'éveiller à son tour cherchant des caresses de la main irremplaçable de ma maman. Il a trouvé les mains les plus douces qu'il pouvait espérer, probablement l'ignore t-il, on se rend toujours compte de cela une fois le voyage pour la vie entamé, bien entamé...Etrange...
Son café avait le goût de la douceur, ses tartines celui de l'amour...J'ai grandi, j'ai connu des tas d'aurores, mais celles là restent particulières, tellement particulières. Pointe de nostalgie toute humaine, on oublie jamais ses racines...
Que votre journée soit douce, il parait que la mienne le sera c'est mon Etoile qui me l'a confié cette nuit, elle était au firmament défiant le vent, la pluie et sa solitude astrale. J'ai parlé longuement avec elle, puis elle est partie se coucher alors que je commençais à l'interroger sur mes aspirations et mes regrets...Elle a du avoir peur ou elle était simplement fatiguée....Si fatiguée....
La Babiche