Optimiste pessimisme
Je ne sais si nous naissons pessimistes ou si nous le devenons... Je me suis souvent posée cette question pour tenter de mesurer l'emprise du fatalisme sur nos décisions, nos directions...nos envies, nos peurs et toutes ces émotions humaines. Etrangement, autant que je chasse l'Hiver, je chasse une sorte de pessimisme que je qualifierais de pessimisme à court terme... Je n'explique pas que j'ai peur de demain mais pas des mois à venir, peur de l'instant mais pas de l'après. Je me souviens trés bien ce que j'ai dis un certain 17 mars 2005: "Cela ne peut pas être pire, on ne peut pas tomber plus bas". Je ne sais pas si c'est la meilleure chose que j'ai dite, reste que c'est (certainement) la plus réaliste: elle devrait suffire à m'enseigner l'art de savourer chaque inspiration que j'ai la chance de sentir dans mes poumons, chaque rire qui sait éclairer mon visage....
Je crois que quelque part, je goûte ou plutôt je re-goûte les sensations oubliées, ça n'a pas de prix....Et la phrase qui me vient à cet instant est la suivante: " On cesse probablement de croire et d'espérer, lorsque nous cessons de vivre"...
Je suis vivante....
Babiche