Labyrinthe des possibles.
Etrange comme la vie dépose les couleurs sur votre miroir. Des pantins de cette maison des possibles, des regrets, des espoirs, des maux...suivre les dégradés qu'elle immortalise pour vous. Les arcanes sont trop hautes pour s'y suspendre, le Vide est présent partout dès que vous vous posez les questions essentielles. La demeure est remplie d'issues, d'impasses, de passages encore vierges...Le dédale est une combinaison aux milles possibilités.
Peur, courage, silence, introspection sont les couleurs de la délivrance. Comment libérer un pantin libre? Pas de chaîne, pas de prison, pas de barricade...Paradoxe d'une existence que d'implorer une raison de se libérer...
La chaleur du soleil me brûle de toute façon, et le vent est presque absent. Tout dessine la tiédeur en ce jour, et mon Hiver souffre de tant de lumière. Trop... Trop de tout, extrêmisme des teintes de l'automne, trop de bruits dehors... La seule chose dont je puisse me libérer ce jour, c'est de ma propre conscience, cela sous entend que Folie volerait mon âme...Elle semble être absente, c'est con...
Etrange, on s'habitue à tout.....
Et demain les feuilles de l'automne seront tombées au sol, pleurant leur éphémère beauté...car tout est éphémère...TOUT....Puis, je ramasserai une feuille aux tons ocres, je la regarderai quelques minutes pour la placer ailleurs, en d'autres lieux...Pourquoi? Simplement pour croire que quand bien même vous êtes morts, une main tient toujours la votre et respecte votre Silence, si ce n'est votre profond désarroi que d'être devenue le Vide vous qui fusses Vénus.
LA Babiche