Gestion...
Je me doutais bien que j'avais en mon sang quelques gênes des économistes... Ce sont finalement des collègues proches des historiens. Peu à peu je tente de gérer des tas de situations que je qualifierais d'instinctives, émotionnelles voire...pulsionnelles. Ce n'est pas toujours simple...
La journée a été un terrain d'exercices excellent, et forte de ma réussite, je voulais vous faire partager ces instants de vie terriblement chiants et banaux...(sourire). Je me doute que mes lecteurs ne s'offusqueront pas de ma gentillesse à partager une note vide d'intérêt et de poésie....(rires).
1. Gérer son corps: ne pas répondre par une mandale à l'autre idiot qui vous bouscule alors que le RER est à quai depuis un millième de secondes. Vous le regardez...vous souriez...et vous pensez: "......BIP....". Ah, cette pensée, c'est un plaisir solitaire et jubilatoire. A l'heure qu'il est, il doit écraser les pieds d'une autre personne en tentant de prendre le RER de 16h30 à seule fin d'avoir le temps de passer chez sa maîtresse avant de ramener des fleurs à sa femme avec un sourire exalté.
2. Gérer son sadisme: désolée, je ne trouve pas d'autres mots. Instant de bonheur ce matin lorsque de mes mains encore fatiguées de ma courte nuit, j'ai distribué avec un large, trés large sourire, le sujet d'histoire contemporaine aux candidats de la session de rattrapage...(sourire). Instant de panique, l'un d'entre eux devient livide, une autre garde la tête droite mais cherche dsésespérement en l'air une mouche prophète pouvant lui souffler les dates des lois Ferry. Un autre cherche dans mes yeux souriants un peu moins d'attention de ma part...Finalement, il ne parviendra à sortir de son sac que des mouchoirs, un portable, un Twix...une règle...heu...de l'eau mais pas de feuilles de cours...IOI.
3. Gérer ses émotions: Fou rire à la lecture de la copie de ma première candidate sortie de la salle. La question portée sur les filles et l'institution scolaire au cours d'un large XIXe siècle. J'ai lu en quelques minutes une candidate plus que féministe qui a osé replacer le sujet dans un trés large contexte en poussant le vice au point d'écrire cette phrase que je me dois de vous citer: "De toute façon, Balzac n'aimait pas les femmes"....Hum hum...Je demeure stupéfaite des modifications qui ont du être apportées aux ouvrages universitaires depuis mon époque...Je dois être dépassée. Ce n'est qu'un exemple, j'ai du cesser ma lecture pour ne pas gagner les toilettes trop rapidement.
4. Gérer ses passions: Jour J, sortie de l'album Live de MON groupe, Noir Desir. Affiches partout depuis ce matin, comme si à la manière du Petit Poucet je suivais une ligne marquée: Noir Désir...Partout vous dis-je...12h30 fin de la corvée de surveillance...Une heure à tuer près du quartier des disquaires et autres libraires... Là c'est chaud. Finalement, je décide de noyer ma peine dans un café, résistant ainsi dans l'ivresse du petit noir serré au Noir Désir. Sadisme disais-je plus haut. ? Oui, mes oreilles sont bercées par du N ... D.... (grrrrrrrrrr).
5. Gérer sa fatigue: Ca a été assez simple. Il suffit d'en terminer avec ses obligations et vous n'êtes plus fatigué(ée). Je ne comprends toujours pas ce phénomène, moi qui m'endormais presque vers la fin de la surveillance. Je quitte mon quartier fétiche et ....Eclat...Fatigue envolée, oubliée...disparue. Bon elle tente de réapparaitre, la preuve en est la présence de cette note qui aura comme excuse ma fatigue. (sourire).
6. Gérer Forrest: Je sais pas faire, il va me faire rompre ma "journée de gestion" au profit d'une soirée de libération. Libération? Il parait que je peux crier fort et que ma main sur ses fesses de chat est persuasive lorsqu'il tente de manger mes fleurs ou de refaire la tapisserie...
Babiche