Je croyais...
Je croyais que mon ivresse durerait...trois heures....cinq heures...Pensez donc, c'est un privilège donné aux plus sages des fous. Je dois être trop impulsive au point de noyer ce chagrin sorti de nulle part, de partout, dans un café noir, le centième...le millième...Celui qui vous déchire l'estomac, qui vous empêche de vous apaiser...
Je croyais que le magicien d'Oz que j'avais croisé un soir au hasard de mes lectures tardives dans cette malle magique qu'est le virtuel, existait. Il a disparu lui aussi, submergé par le troupeau.
Je croyais lire en terre Africaine: 22h30... Mais je vais le lire car la Folie est contagieuse, elle dévore vivant au point d'en perdre son_chemin...Il est condamné, il l'ignore...Il s'accroche à l'absynthe qui le rend encore plus lucide sous l'apparente ivresse....L'hiver ne disparait pas, il s'apaise un soir, une nuit, une semaine en Provence, en Corse, en Bretagne...que sais je...
Je croyais être folle ma lucidité me rappelle que je ne suis pas Reine, je n'ai pas l'étoffe des antiques tsarines, je ne suis qu'une étoile polaire...Le froid fait peur....(sourire).
Bien à vous, Babiche
