Des visages....des figures...
Petit vent estival, brume qui tombe sur les berges, des visages partout, l'avantage c'est que je les perçois, sans les voir...Etrange? Non, je sais qu'ils sont là, partout ,mais mon regard se perd dans le ciel, dans les hauteurs hausmaniennes, en haut d'un clocher...Près des façades historiques...Quartier vivant s'il en est...
Rue des Ecoles, rue Hautefeuille...Rue Serpente...Des livres, des voix, des éclats de rire....des taxis...des êtres bronzés, des femmes en tenues légères...des hommes...des silhouettes...Je sais pas, je crois...
Café noir, cigarette, flanerie dans le rayon des romans, hésitation entre un monumental Zola, ce sera finalement plus contemporain (rires): Sollers: Le coeur Absolu...
Puis mon travail...Encore des sollicitations, en plus du colloque de Rennes en 2006, une autre opportunité se glisse à Caen en 2007, ils semblent être preneurs de mes connaissances, je signe. Deux colloques à prépaper, une Université de la Sorbonne qui voit ses budgets un peu plus appuyés, illusion qui laisse aux jeunes doctorants quelques espoirs...
Je ne veux pas jouer "l'intellectuelle révolutionnaire", mais il coule quand même dans mes veines un sang teinté des revendications de 1789...(sourire). Tout ça pour avouer qu'en choisissant de faire mon doctorat d'état, je savais fondamentalement que j'allais me taper des patates et des pâtes au beurre pendant cinq bonnes années...Le luxe? Y ajouter un Sancerre ou un Montbazillac quand l'université convie ses braves chercheurs ou lorsque j'ai tellement serré la ceinture, que je vois les billets sortant alllégrement de mon porte-monnaie...Je plaisante...
Tranquille....Paris est brumeuse...Paris....Un petit air de Noir Dés....Des visages, des figures...Puis la Mano Negra, une de mes références...Café noir....Les bases pour l'année universitaire sont posées sereinement...
Bien...Bien....
La Babiche