Tragédie
C'est une évidence, les rires sont aux terrasses des cafés, les femmes en tenues légères arpentent les rues pavées, les hommes regardent discrètement les frêles silhouettes. C'est une évidence, le soleil donne de la teneur et du corps à leurs festivités de la libération. Un verre, deux verres, des mots échangés, des regards peut être, des sous entendus et des propos légers.
C'est une évidence, les êtres portant un manteau en plein été, les êtres n'aimant pas la foule, les êtres attendant que le soleil enfin disparaisse, sont les exclus du banquet de la convivialité. J'en ai eu des banquets, tant et tant...
J'étais donc comme ça "avant"? Paradoxalement, je ne le crois pas...Je m'en approchais...C'est toujours ainsi avec mon ardeur, je m'approche, je frôle, je ...... et la peur de ne pas avoir appris, la peur de ne pas avoir les forces...je m'incline, en silence, tout bas. C'est mieux.
Puis...un jour...je ne sais plus quand, ni comment...ni pourquoi....enfin si...en partie....Un sombre voile me donnant une singularité que je revendique ou du moins que j'apprivoise doucement, est tombé sur mon existence toute entière.
C'est un rideau parfois cruel: de la comédie à la tragédie, le pas a été franchi dans le silence de mes jours à compter les heures me séparant de mes nuits....
Plus que jamais je suis AntigOne....
"C'est plein de disputes, un bonheur."(Antigone)
