C'est mon heure...
La mort de ma conscience s'est achevée au rythme du trépas des étoiles. Demi coma de quelques heures, heures suffisantes pour mon corps lasse d'être allongé.
C'est mon heure, jalousement je plonge mon regard dans l'horizon verdeâtre, le silence, des petits sons qui s'éveillent avec discrétion, une légère brume qui dissimule le sommet des bâtiment. Rien, une heure de calme en plein Paris, une heure où la ville s'est défaite de ses attibuts trop voyants. Le fossoyeur de l'animée cité, n'a pas oublié de tirer un rideau opaque sur les âmes humaines: on ne distingue que le vide, le ciel, un train égaré sur la voie, juste le calme....C'est mon heure, c'est mon aurore qui ne pouvant être boréale est au moins magistrale en mon coeur.
Puis j'ai rêvé, cette nuit je fus à Montmartre accompagné d'un visage familier....Les pavés étaient usés, le Sancerre avait un goût fruité, la musique qui sortait de nulle part était un air d'accordéon, de guitare...Accents parisiens, au détour de Chez Plumeau...Une aurore perpétuelle sur la butte sitôt que la nuit tombe...On distingue les éclats de la ville au loin, partout, à perte de vue...Paris la Belle vous illumine de sa beauté. Vous dominez tout, vous vous sentez comme l'étoile la plus haute, l'alpiniste le plus persévérant....
C'est mon heure, mon aurore, mes aurores, mes nuits, mes matins...
L'horizon s'est coloré en quelques heures de toutes les gammes de l'arc-en-ciel...Il devait y avoir un magicien, peut être est-il assis près de moi à contempler la grâce de cette sculpture de la vie en devenir...? En tout cas, je le remercie de m'avoir montré le chemin des étoiles, il doit savoir que j'aime cela...Ce matin il a choisi du vert, une touche orangée...le froid se mélange harmonieusement au chaud, simplement pour m'envelopper de tiédeur....
C'est mon heure....Je glisse vers l'esthétique parfaite de cette ligne azure qui est un espoir....Celui de rêver éveillée...
Babiche