A ma Douceur d'Aquitaine...
A toi ma Vivi, cette confidence...publique s'il en est...
Il y a quelques mois, comme tu le sais, je devais être dans une situation similaire à celle de ce jour, de cet instant, sauf que je jouais avec ma propre existence, peut être par peur de demain, peut être pour exprimer une certaine forme de renoncement, lâchété dirons certains, je n'ai pas la force d'être juge de certains actes me concernant, et je déteste cela...(sourire). Il faut avoir atteint un certain degré de sagesse et de sérénité pour se faire le chantre de la Morale, je n'en suis pas, j'espère en être jamais...Passons.
...Aujourd'hui, les plus intimes d'entre vous( vous êtes peu, je te l'accorde) savent à peu près le parcours que j'ai suivi pour arriver ici, à écrire cela, à dire parfois des vérités, parfois des grosses conneries (personne n'est parfait)...J'ai croisé des tas de personnes, au hasard de la souffrance bien souvent et pour cause, le soleil trop brillant comme le bonheur trop insolent balancés en plein visage ne m'ont jamais attirés, je pense qu'en cela nous nous ressemblons.
Ce jour tu traverses une épreuve que je connais encore, alors il est vrai que si je ne suis pas moraliste pour un sou, je suis parfois assez sure de moi pour espérer pouvoir apporter un peu. Oh, pas de mots magiques, pas de ces phrases à la con: "Courage".... "Ca va passer"...Je sais qu'au creux de la souffrance, ces phrases sont comme des mots invisibles. Oh Dieu, je l'entends trop ... Là encore, ces mots comme taillés sur mesure une fois que tu es rangée dans une "case". Je ne veux pas de cela, je ne l'entends même plus de toute façon, je t'en ferais donc pas l'offence ma Douce.
Je voulais te dire Merci...Merci de la chaleur aquitaine qui sait toujours se déposer sur moi, merci de cet éclat que j'ai croisé au hasard d'un clic, d'un dialogue un soir...Destin...Puis tu sais, je t'ai dis une fois dans ton écrin cette phrase que j'aime à te répéter, car tu lui donnes toute sa résonnance:
"Un jour l'amour devient ce messager, qui fait grandir ton passé"....
Je la remets ici, ce n'est pas un hasard. Il est tout près de toi, il a vu l'Ecosse à ton bras, il a passé l'alliance à ton doigt délicat, il a cherché ton regard océan au moment de faire ce précieux serment. Alors, tu vois, pour moi, je me dis bon gré malgré, qu'il est des engagements qui légitiment toutes les batailles, les plus belles qu'il soit, celles du coeur. Je n'ai plus rien, je balance ces mots et pourtant, en les écrivant j'imagine cet instant de ta vie, cet instant que je connaitrai peut être, peut être pas...je ne sais pas, ça ne m'inquiète pas. Pour moi, ta Force est là, parfois endormie, mais jamais anéantie.
Puise dans ce vivier de l'amour pur, les moindres petites perles de bien être qui te feront pas à pas comprendre que tu es une Reine de la douceur, une femme qui gagne à être connue, une amie que j'aime...
Alors, si je ne baisse jamais les bras, ce qui peut paraître paradoxal, je les baisse encore moins quand mes amies pleurent dans leurs nuits trop hivernales. Moi, mon hiver, je m'en accomode, je ne suis pas malheureuse, je ne suis pas...je sais pas...(sourire). Je sais juste que mes pensées sont à tes côtés, que tu puisses trouver en ces mots, en leur profondeur, un peu de souffle, juste un peu...pour que le chemin de ton amour t'indique celui de la sérénité retrouvée...
Je t'aime ma Vivi...Prends soin de toi,
Babiche
