Un rêve.
Suivre langoureusement les battements de cette musique, à la fois une douceur violente, une harmonie qui s'élève dans les hauteurs de cet espace cloisonné...
Une main saisi la mienne, un regard accroche le mien, regard confiant défiant la biche qui esquisse un sourire...Une main? Et la musique ne cesse de ralentir, comme une lente agonie d'ivresse, ce sont des violons qui pleurent toutes les gammes de la vie. La biche voyage dans les recoins de chacune des notes, ses yeux se ferment comme pour mieux accepter l'offrande de cette main audacieuse.
Corps de biche s'abandonnant aux bras de la mélodie trop agréable, la tentation ne peut se refuser lorsqu'elle se nomme plaisir. La biche, la biche hésitante ne peut refuser ce duel, que dis-je, cet accord trop prafait entre les notes de volupté et les mains qui appellent son corps à l'abandon. Une biche dansante dans les bras d'un esprit mystérieux....
Et la biche oubliée des instants de bonheur, découvre peu à peu les senteurs trop exquises de ce parfait mélange nommé inconnu...
Elle avait oublié la sensation de cet échange sensuel, elle avait oublié que la musique associe trop bien les êtres en perdition, elle avait oublié que la nuit les étoiles lui offrent le bal des déshérités de l'existence. Elle avait oublié que la nuit, elle peut être belle, cette étoile que le hasard a nommé IL, a élevé la biche aux pattes cassées au firmament, juste en l'invitant à redécouvrir ce qu'elle fut, ce qu'elle est, ce qu'elle sera...
Oui, dans mon rêve j'ai dansé ce slow dont je vous parle si souvent...Mon rêve....
La Babiche