Pourpre....Sensuel...Emouvant....
10h00
"Rien n'est permanent, sauf le changement" (sourire)....
En voilà peut être une illustration, une manifestation, les couleurs se sont libérées ici, elles ont tissé un écrin sensuel, intimiste, voluptueux je trouve...C'est un Eden silencieux, où vos pas résonnent doucement, comme un léger écho de votre présence. Tout en subtilité, le rouge épousant le noir, la force endormie taquinant en nuances transparentes la grâce de l'onyx.
De la simplicité? Sous cette apparente simplicité, les paradoxes colorés sont à peine sensibles, il faut plonger dans ce trésor des écrits, chercher dans chaque pièce de l'Eden, où se cache l'Ange, la Fée, l'Etoile la plus brillante...C'est une quête de plusieurs jours, peut être des mois, qui sait, des années.
Ici, se sont des senteurs épicées, presque oubliées des hommes trop pressés, aspirés par des existences trépidantes, ici c'est la volupté côtoyant le silence, ce sont des courbes, des voluptes de fumée, de la quiétude qui transparait dans les infimes marbrures pourpres. Peut être une forêt imaginaire, avec ses secrets, ses recoins encore inexplorés? C'est une invitation à la rêverie qui s'imbrique sans que nous le percevions, dans le quotidien bassement humain.
Je peux distinguer des étoiles quand je ferme mes yeux, des sons délicats quand mon esprit s'envole, des couleurs changeantes et automnales, de la vie dans ce lieu figé dans la nébuleuse informatique. Paradoxe, rien ne bouge, rien n'est animé et tout prend vie sous les couleurs de mes mots. N'est ce pas cela la création? N'est ce pas cela l'audace, que de croire que les mots peuvent transmettre une émotion? Faire que ce lieu dégage vers vous les senteurs de ma propre conscience? J'y crois.
Quand bien même la Fée est ce jour sans baguette, elle dispose toujours de son élixir secret, celui qui coule en son être: le fluide lui dictant sa création spirituelle. Absence des idées les plus sombres, la Fée devient Reine des mots, seule, sans tensions, elle n'est plus humaine. Au-delà de tout, de ma propre existence, du temps qui défile parfois si vite, au-delà des sensations trop ressenties, au-delà de moi...
Et je regarde cette Reine oubliée des âmes endormies, écrire doucement les lettres composant le mot qui la fait encore vivre:
E
S
P
O
I
R
La Babiche
