Chronique d'un destin peu ordinaire.
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Attention...
Ce passage est susceptible de heurter la sensibilité des plus jeunes !
Psychiatrie
.6.
Les pires aveux qu’il m’a confié lors de ses séjours en chambre psychiatrique sont insoutenables…Plutôt que de comprendre son mutisme, ses dégradations physiques nées simplement d’un manque d’amour, d’un désert social… on a préféré le condamner au silence de la geôle. Pourtant, je ne connu pas d’oasis plus fraîche que le fond de son âme.
Ce passage de son existence que je n’ai su empêcher, me renvoie dans un sillon trop lumineux, le reflet de mon impuissance. Ce jour encore, j’ai du mal à vous écrire ce que cet ange d’exception a du endurer comme fardeau, avant de connaître son absolution, sa délivrance, sa libération. Je crois que je ne suis pas sortie indemne se cette révélation, personne ne peut en sortir indemne, pas même le pire des bourreaux…
« La lumière brûlant mes yeux s'allume soudain! Deux hommes rentrent dans cet univers. Restreint par la force, je suis contraint, jeter sur le sol, débarrassé de ma camisole. Me retrouvant nu face à des inconnus, j'entends leurs rires je me prépare au pire. Leurs sarcasmes s’adressent à mon corps recroquevillé, pauvre chair disloquée. Je suis sur le carrelage, dans le cirage plus rien ne m'encourage. Je subis les vagues de ce naufrage Vais-je subir un ultime outrage? Ma tête me fait sur mon écran un long-métrage de scènes sauvages. Ils s'avancent sur moi l'air narquois, ma peur s'accroît, je cache et je serre entre mes jambes ce pauvre témoin de l'amour et de mes mains en masque le contour…
Je me débattais, essayant d'échapper au sort qui m'attendait. Je sentis la déchirure profonde de ma chaire résistant à ce viol serrant mon pauvre corps pour ne pas laisser entrer ce membre durci, me débattant prenant des coups que je ne sentais plus. D'un seul coup, mon corps eut un sursaut, ce salaud avait réussi à pénétrer mon intimité. Allant et venant avec une rage, pour le plaisir de faire mal. Je sentis soudain couler sur mes cuisses un liquide chaud c'était mon sang qui ruisselait… et sans pitié, il continuait ses allers-retours malgré mes cris déchirants forçant de plus en plus ma chaire meurtrie et mon âme prostrée.
Je sentis qu'il se dégageait pensant que tout était fini et qu'allait s'arrêter là ma torture. Le deuxième me maintenait, me bridant le nez pour m'obliger à ouvrir la bouche, l'autre finit sa bestialité en me forçant la bouche. Je sentais l'odeur fade de mon sang sur ses parties alors que dans un éclat de rire il laissa tout partir, je sentis la nausée m'envahir.
Ils m'obligèrent à me tenir debout et d'un seul coup, le froid du carrelage se transforma en piscine. Ils avaient ouvert les tuyaux de la lance et les jets glacés, comme des flèches, transperçaient mon corps mutilé. La pression était si forte que je tombais sur le sol avec dans mes yeux quelques larmes misérables face à ce torrent. Je me retrouvais dehors sans comprendre, j'étais rentré pour être soigné et j'avais été violé ».
Depuis ces mots là, j’ai compris avec violence et effroi que le mal était sans limites. Mais je le savais déjà…
A suivre