Je ne suis pas seule...Elle est là...Fidèle, m'emprisonnant de ses mains invisibles...
Oh Solitude...Hymne à Toi, mon hôte invisible...
Besoin d'une overdose de tendresse, d'amour et d'affection. Boulimique de la vie, de l'échange, du partage, la solitude me semble ce soir malvenue, quoique je la connais si bien...C'est une amie comme je le disais l'autre jour, je la connais aussi bien que moi même...C'est dire, je me connais si peu (sourire).
Viens ma douce compagne de toujours, toi la plus fidèle, emmène moi dans les richesses de ton être qui peut faire si peur au moins avertis. Tu est là, invisible mais si présente, tu est l'air que je respire, l'eau que je bois. A cause de ta présence, les paroles que je dis seule n'ont plus d'écho: c'est que je suis bien trop loin des monts limousin, où la voix porte à l'infini. Appartement, urbanisme, la ville dans toute sa splendeur et sa démesure, sa cruauté dirais-je. La ville qui vous aspire, vous laissant quelques années plus tard sur le pavé le plus abimé de l'avenue, la cité pouvant devenir votre couche, les pavés remplaçant vos oreillers de velours. Oh, Solitude, fais de moi l'hôte inespérée de ta bienveillance, apporte moi dans ce silence, dans cette atmosphère glaciale, le plus doux des réconforts que j'ignore encore...Viens, je ne te redoute pas, plus, j'ai passé des années loin de toi, tu le sais...(sourire). J'étais l'aimée, la désirée, la Reine d'un coeur, peut être le centre d'un être que je croyais connaître. Viens, viens....J'ai besoin de toi, pour me retrouver moi, et tu le sais.
Vaillante je serai, mes larmes n'atteindront pas ta silhouette vaporeuse, non je les cacherai là, dans un revers de ma main, elles glisseront comme des perles invisibles sur ce clavier, pour mieux te supplier de m'écouter. Juste un soir, toi et moi, plantées toutes deux le regard dans ces putains d'étoiles qui sont autant d'espoirs...Oui toi, les étoiles et moi...
En trois mots, tant de possibilités: solitude, Babiche, étoiles...Quelle est la combinaison de la délivrance?....
Je ne sais pas, je n'ai jamais su et c'est pour ça, que l'étoile est toujours en mon regard émeraude, plus brillante que Toi, Solitude...Tu as perdu...tu le perçois, là...Tu es vaincue par cette musique qui m'ennivre, par ces pensées qui me mènent par delà les cieux, les êtres, les choses, le matérialisme...Ce soir, je te recueille Toi, amie de mon existence, et je sèche tes larmes qui m'implorent de te prendre la main...Et vois tu Solitude, je prends ta main...car je crois que je me suis attachée à toi...
La Babiche