A une âme souffrante...

Publié le par Petit_Ange

A une âme bien trop souffrante…

Cette nuit j’ai regardé les étoiles, même après que le magicien m’ait lâché la main. Le ciel était couvert, mais une ou deux étoiles parvenaient à transpercer la sombre toile. Mon étoffe de satin blanc resplendissait sous l’éclat de la lune, j’étais comme une luciole au milieu de cette nudité des bruits. Le silence, deux étoiles plantées bien trop haut et une luciole qui s’abandonne à la contemplation. Le tableau est presque parfait, mais il me manque quelque chose pour que tout soit à la mesure de ce que j’ai vécu cette nuit: mes pensées….

Certes, les étoiles n’étaient pas au rendez-vous, mais à force de les côtoyer, je sais la place de chacune d’entre elles dans cet univers de songes. Tu étais là, alors que ta tête trop souffrante cherchait le repos.

 Génie ?

Tu me dis Génie, tu me dis Déesse des mots, je te dirais juste que quand les espoirs s’envolent, un chapelet de mots peut être un outil magique au service de sa propre survie. Qui de toi ou de moi relève l’autre, je ne le sais pas…Peu importe.

J’ai brisé mes ailes il y a plusieurs mois en me jetant comme une assoiffée de l’inclination dans les bras d’un soleil trop hardant. Depuis, je préfère la nuit qui me renvoie sans cesse, avec une fidélité si rigoureuse, le propre reflet de ma conscience anesthésiée…Peut être une étoile encore caché par la brume ? Te concernant, je te sens comme un astre presque unique. Tu baisses les bras devant les autres étoiles que tu oses pourtant approcher, que de tristesse dans cette mélancolie des expressions, que de candeur pourtant j’ai su trouver. L’étoile voudrait se dérober pour mieux sangloter, mais ses mots pleurent des poussières d’or qui se parsèment de ci delà…Sa magie astrale lui échappe, et je suis pour ma part en extase devant la fée écriture qui te maintient près de moi, dans l’ombre de mon sillage trop voluptueux.

 Une fusion astrale ?

Un soir les deux étoiles se sont parlé. C’est un instant solennel que ce discours, bien loin des futilités humaines. Les constellations se sont tues, les affres d’Eole ont cessé leur battage, l’atmosphère toute entière semblait prêter oreille aux cristaux d’or que nous nous échangions. Je crois qu’ici-bas, ces petites pierres précieuses se nomment des mots…

 Des mots ?

J’ai compris que mes mots t’ont brûlé, mais étranglés dans mon être en dérive, ils étaient en genèse au creux de mon coeur, et tu as libéré la cage dans lesquels ils étaient emprisonnés. Tu as ouvert cette petite porte nommé Libération, nommé Expression…Mon corps a dansé ce soir, abandonné sur le balcon, te rêvant loin de la terre si grave, âpre, aride parfois. Et j’ai compris une chose, que je sois luciole sur la toile noire, femme libérant les mots, Génie de ton esprit, je n’en reste pas moins humaine, et cette nuit j’ai pleuré…La comète diffusait des milliards de nimbes de souffrances, sur mon visage levé vers les cieux. Et tu étais pourtant là contre mon cœur trop brillant, comme toujours…

 Une main ?

Une main d’étoile, si brumeuse soit l’atmosphère, ne s’évapore jamais sous les affres de la souffrance. Et deux étoiles submergées par la vague trop puissante de leurs émotions, rendent au silence la postérité de cet échange. Sous les ondes de la chaleur mutuelle qui se réfugie dans les mots, le silence est brisé par l’invisible lien d’or qui unit ces deux êtres : la vie.

 Babiche à un magicien des mots, à un être en souffrance…

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Publié dans Le Chemin

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T
Ma fèe <br /> J'ai essayé de te laissée un commentaire, mais over blog etait en maintenance !halalaPetite fée je suis contente que tu te sentes bien dans ces blogs!Ravie de te savoir à l'aise en attendant je te fais de tendre bisou<br /> Tendre_coeur
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