L'irréparable
Sait-on jamais où commence l'irréparable ?
Peut être dans un silence
Dans trop de mots, chapelet limpide sorti d’une bouche encore trop ardente.
Dans un geste contenu de peur d’être trop brusque.
L’irréparable a commencé quand mon être s’est transformé en une ramure de lierre, épousant à la perfection les contours de tes blessures…c’était il y a peu…c’était hier…c’était il y a une Eternité.
Irrémédiablement, je m’enferme dans tes silences qui claquent contre les parois glaciales de ma cage, une pluie délicate et cinglante à la fois. Tu as l’art du Paradoxe, de me faire douter et espérer, croire et défaillir devant tant de promesses muettes.
J’apprends, voilà c’est cela j’apprends…Un auteur que j’aime disait : « Aimer quelqu'un, c'est le lire. C'est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le coeur de l'autre, et en lisant le délivrer »...Il ajoutait aussi cela :
« ... tu veux savoir qui tu es pour moi, eh bien voilà: tu es celui qui m'empêche de me suffire »….
La tragédie dans tout cela, c'est que j’assume délibérement l’irréparable…avec un sourire qui lui donne un air arrogant, des larmes au coin des yeux souligant sa fragilité, et mes bras fatigués débordants de promesses....
Babiche