J'ai pourtant tant à exprimer....
Comment devient t-on muet devant le miroir ? Devant un son, une envie, une voix, un souffle, un désir? Peut être une fatalité ?
Dire cela, c’est ne pas s’inclure dans le processus, comme si cette chape de silence était une maladie, orpheline s’il en est…Pas de remèdes, pas de profonds espoirs…Tout en demies teintes, elles se fondent parfaitement au reste du décors de l’existence. Sans un éclat, sans une différenciation.
La peur, cette chasseresse sans scrupules, sans un semblant de pitié pour nous doit œuvrer secrètement, engendrant une part de cet autisme des sentiments.
Moralité :
En plus de fuir l’été, de fuir le soleil, de fuir les autres, il me faut à présent fuir le miroir….terrible miroir qui renvoie un silence comme le reflet profond de mon impuissance à dire …………
Babiche