Sans Titre

Publié le par La_Babiche

 

Etrangement, je m’approche de plus en plus d’une certitude : il est plus simple d’être malheureux que d’être heureux, naturellement pour bon nombre d’entre nous cela doit apparaître comme une évidence. Pas pour moi…. Je pensais que ce souffle d’innocence et d’amour que j’ai connu dès ma plus tendre enfance, serait toujours un élément suffisant pour faire obstacle aux pires mélancolies inhérente à la condition humaine. Naïveté me direz-vous ? Certainement oui…toute emplie de certitudes en plus. Ce genre de Vérité révélée qui ne vous quitte plus ou pas, du moins je le croyais.

Je cherche des repères assez élevés, assez puissants près desquels je pourrai probablement aspirer à une certaine forme de sérénité, si ce n’est de Bonheur qui demeure pour moi un concept dont je ne saurai être l’esclave. Vous me direz, lorsque nous sommes esclaves de notre passé plutôt que fossoyeurs de ce dernier, (car parfois il serait bon de pouvoir tirer un immense trait sur certaines pages de nos livres personnels), on ne peut que regarder de manière craintive et effrayante les lumières du futur.
Pourtant, sans repères, nous ne sommes rien, une conscience qui serait comme un objet posée sur la table nappée de blanc. La pureté d’une conscience sans véritable substance côtoyant des êtres qui se pensent au firmament du contentement. Je ne sais pas, c’est comme si nous disposions à force de temps, de tous les grands principes permettant l’élévation de notre conscience humaine par-delà les futilités que nous savons si bien engendrer, des outils au service d’une maturation personnelle et comme si, sitôt que vous en preniez la mesure, ils vous paraissaient bien trop compliqués à utiliser ces outils. Par manque de temps, d’envie peut être de courage, il est plus simple de laisser les outils sur un vieil atelier, au sous-sol de son existence, peut être est-ce cela la fuite vers le malheur, plutôt à plaindre qu’à encourager il me semble.

Je ne sais pas si je suis dans le grenier de mon existence, près des étoiles brillantes ou bien si je suis restée figée au sous-sol, près de l’établi poussiéreux. Je ne sais pas si je préfère être au service d’une conscience qui se serait désolidarisée de sa propre essence (par commodité) ou bien, être une ouvrière autiste disposant d’outils dont j’ignore les règles d’utilisation.

 

Je crois qu’entre le grenier et le sous-sol d’une existence, il y a une somme d’escaliers qu’il faudrait gravir, pour enfin caresser doucement une certaine forme d’épicurisme. Dans les deux pièces, la poussière nous dérange, et l’ascenseur n’est pas encore à l’ordre du jour. Une conscience personnifiée dans deux pièces de la maison…J’ai oublié la cuisine (volontairement)…elle m’aurait rappelé méchamment que les épices, senteurs et arômes de ce que nous sommes ne sont que l’expression de l’utilisation que nous avons faite des outils empruntés dans ce fichu atelier, plus bas au sous-sol…
Peut être que certains restent toute leur vie durant bloqués au sous-sol, regardant les outils, attendant que l’un de ces derniers puissent se révéler utile plus que décoratif ?
Puis en haut qui sait, peut être aurais-je le vertige….

 

Ouai…Le vertige.

 

Sûrement est-ce déjà plus sage que de scruter les outils plutôt que de se jeter bêtement contre les parois imperméables d’un grenier qui sent le moisi et l’illusion, la facilité et le bois pourri.
Ma conscience, elle seule doit le savoir, c’est déjà ça.

Babiche

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Publié dans Le Chemin

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E
Kikou ma ba biche...<br /> Suis super contente de voire que tu as refais un blog......j'espere que tu vas rester cette fois...moi aussi j'ai franchi le grand pas et j'en ai un......<br /> Au plaisir de te lire<br /> Elisabait
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M
Bonjour ma tendre Babiche,<br /> je viens te voir et je découvre un nouveau monde dis-moi! C'est très joli et tes écrits sont toujours aussi beaux! <br /> C'est vrai qu'il est plus facile d'être malheureux mais le bonheur est là a portée de tes mains, il suffit de les tendrent pour l'attrapper! Courage ma douce, ne laisses pas tomber. Je te souhaite tout le bonheur du monde et je pense très fort à toi!<br /> Gros bisous et à bientôt.<br /> Tendresse,<br /> Marjorie.
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