Cadrer, recadrer, élargir...
C’est parait-il important de savoir recadrer, ajuster si vous ne rentrez pas parfaitement dans les contours du cadre qui borde votre existence. Mon cadre, je l’ai toujours désiré assez large de manière à pouvoir me mouvoir en liberté, en légèreté sans ressentir les inconvénients d’une quelconque étroitesse. L’heure est venue d’élargir encore un peu plus le cadre, et pourtant je respirais allégrement dans ce tracé que le chemin m’a suggéré, donc je n’avais pas encore à m’atteler à ces retouches de menuisier.
Elargir si ce n’est décloisonner, les parois d’une existence que je veux fondamentalement étrangère à l’échec, lointaine des plus vives souffrances. Déjà, le cadre s’élargit, une main sort lentement de celui-ci pour en saisir une autre. Pas à pas, les contours sont si loin que je ne les distingue même plus….
Et pourtant, il me faut encore élargir ce satané cadre, quelques centimètres dans l’immédiat, quelques mètres dans les mois à venir….des kilomètres dans les années qui s’annoncent.
Le drame dans tout ça, c’est que je n’ai jamais eu la folie des grandeurs….
Babiche