...Biche....

Publié le par La_Babiche

Voilà déjà plusieurs mois que je suis biche…

La nature m’appelle sans cesse, je laisse traîner mes sabots un peu usés dans les herbes les plus fraîches, les plus vertes, celles que je préfère. Dans la rosée, encore scintillante, mes yeux marqués de noir, parviennent à lire quelques prophéties animales, si ce n’est végétales. Le temps n’est plus sensible, je ne pense qu’à ce moment où mon corps libre vagabonde dans les contrées sauvages…Il se délecte de pareille union avec les éléments encore vierges. Du haut de la montagne, je regarde les hommes se battre, crier, détruire et oublier les valeurs qui sont encore les miennes. Me protéger de cette furie est un labeur de tous les instants, mais parfois…l’homme tend sa main vers mon visage et je me surprends à l’aimer pour cette douceur que je parviens encore à illuminer en ses yeux, en ses gestes bruts.

Peu de rêves dans cette peau là, cette peau tachetée de blanc, se fondant si bien aux couleurs chaudes de l’automne. Simplement, pouvoir courir, pouvoir sentir le vent contre ma robe, pouvoir percevoir quelques fois mes sabots tapant forts contre le sol…pour ne pas oublier que la solitude m’a abandonné. Des pattes de velours sont venues saisir mon corps abandonné près de la rivière. De son regard, il a su faire sourire les yeux marqués de la biche puis doucement, il m’a appris les secrets de la forêt : pour que je ne risque plus la Folie humaine, pour que je n’ai plus jamais froid, simplement pour que je réalise que j’étais biche.

 

 


Son dernier geste reste encore gravé dans mon esprit, de sa patte blessée il a puisé un peu d’eau dans la rivière pour la déposer contre mon cou qui était paralysé. Depuis ce jour là, il y a entre la biche et le souverain quelques affections inintelligibles à l’être humain.

 

 

  La forêt est remarquable ce matin…Les hommes frigorifiés se sont enfermés pour illuminer leur fenêtres de quelques décorations. Moi, seule dans l’univers, je parcours les sentiers de ma demeure, ils sont incertains et encore taillés dans la taïga, le vent souffle fort, la pluie tombe et je ne peux me retenir de courir encore et encore pour que ce vent brise puissamment les contours de ma robe. Chaque rafale me rappelle la beauté de ma condition animale, chaque son que je reconnais parmi tous est un appel fortin à la symphonie de la vie.

 

 


Pour rien au monde…en cet instant…je ne voudrais redevenir humaine, cela serait la fin de mon envolée inespérée au royaume des êtres encore purs.

 

 

 

  

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Publié dans Instantanés

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M
Coucou!<br /> Petit clin d'oeil (et rappel): il est important de sourire quelque soit le moment de la journée, important de se réjouir de chaque petit instant, chaque petit moment même insignifiant....<br /> On me dit que je souris souvent à n'importe qui ou quoi, en cet fin d'apm, j'étais ravie de te croiser et de t'offrir un sourire. Bon, ben on applique mes conseils et la prochaine fois on rit à gorge déployé, j'aime pas les mines tristounettes!lol<br /> Petit clin d'oeil qui m'a fait sortir de mes révisions, j'y retourne! Bne soirée ma puce et à bientôt (avec le sourire j'espère)<br />
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P
bjr ma pt fille j espere que tu vas bienj adore les biches cest pour ca je te dis ma bibiche je t embrasse tres fort m oublie pas tu es dans mon coeur <br /> bisous ton papay virtuel
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M
bonjour ma biche (rajountons la voix de DEFUNES) ... je passe te faire peins de bisous tous doux tous choux sur tes adorables joues<br /> <br /> MARYANNE
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L
Coucou <br /> J'ai supprimé mon blog sur mylene<br /> car personne venait dessus<br /> j'ai donc crée un nouvo blog sur le<br /> mode de la féérie<br /> Gros bisous<br /> Lisa
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R
ca cest sur personne ici ne se trompe tu es bel et bien biche. Ton regard me le rapelle regulierement. Ta note est tres jolie en tout cas. Douce soiree a toi et surtout bon courage pour la semaine qui pointe le bout de son nez. Je t'embrasse tres fort et pense bien a toi. Ma biche tu me maques et je t'aime. Bisous
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