La question mérite d'être réfléchie....
A mon sens, la pire des culpabilités est de posséder l'outil permettant de contrer la cruauté effroyable ce certains individus et de ne pas l'utiliser sous prétexte de "possibles dérives"... Je crois que le spectre de "l'humanisme débridé" ne suffit pas à argumenter en faveur de la non-mise en application du système des empreintes génétiques et des fichiers qui peuvent y être associés, tout ceci dans le cadre de l'enquête criminelle.
Combien d'enfants violés encore? Combien de crimes impunis? Combien de foyers et de vies brisés sous couvert de l'argument informel de la "liberté individuelle" que les gauchistes aiment à ressortir lors des grands débats éthiques? Combien de récidivistes attentant sans inquiétudes à la vie d'êtres innocents?
Ma liberté fondamentale n'est-elle pas mon droit NATUREL à me déplacer, à respirer et à vivre sans que quelqu'un n'atteigne à ma liberté physique et morale? Ma liberté n'est-elle pas le droit à la justice des hommes (justice qui ne cesse de connaître des évolutions visant à une meilleure efficacité de son appareil) rendue selon les principes de la République, principes conquéris un à un au fil de l'histoire des nations?
Mon droit n'est-il pas de dénoncer mon voisin si je le sais coupable? Dois-je garder le silence? Et pourquoi s'il a mal agit?
Mon droit n'est-il pas de dénoncer ces meurtres impunis, qui pourraient être punis si nous osions utiliser la science génétique à bon escient?
Mon droit n'est-il pas de sortir à 23h sans arme, sans peur, sans haine et ne pas risquer une quelconque agression physique? Et quand bien même j'en serais victime, mon droit n'est-il pas d'exiger de la justice la traque de mon agresseur et ce, avec les meilleurs outils possibles?
Le seule cage que je distingue est toujours la même: celle de la peur et de la culpabilité humaines, qui ici, sont plus que discutables....
Babiche